Quand :
4 mai 2014 – 6 juillet 2014 Jour entier
2014-05-04T00:00:00+02:00
2014-07-07T00:00:00+02:00
Où :
Abbaye de Beaulieu en Rouergue
Ginals
France

[…] Tout le sens des images de Jean Cazelles tient dans cette esthétique du fragment, dans la rencontre d’une matière tangible et d’une lumière impalpable qu’il interroge dans son surgissement comme dans son effacement. Dissoudre la substance réelle de la photographie, et cela presque jusqu’à la dissolution complète. C’est alors ce reste de réalité qui constitue l’étrange fascination de ses photographies où l’ombre déclenche des fulgurances lumineuses qui magnifient et révèlent d’étranges secrets cachés.

D’autant que Jean Cazelles se complait chaque jour davantage à s’installer dans un noir silence de plus en plus expressif qui n’est pas sans évoquer le mouvement de Hartung, les traces de Tobey où le geste de Soulages qui affirme par ailleurs « De la tourbe primordiale émerge la lumière ». Cette lumière qui semble jaillir de l’ombre devient le sujet même de l’image, le moyen d’accès au rêve et à la contemplation. C’est là l’obsession du photographe qui affirme son goût pour l’exploration de ces surfaces obscures striées d’éclats lumineux, pour l’immersion dans la profondeur de l’opacité. Associé à une conception formelle rigoureuse, cette volonté de s’abstraire du réel pour mieux y plonger lui permet de découvrir des images et des évocations invisibles autrement…
Jean-Claude Gautrand (août 2013)

Parution à l’automne 2013 du premier album monographique de Jean Cazelles (français / Anglais) « Méprises & Faux-semblants » aux éditions Au Fil du Temps.

© Jean Cazelles

© Jean Cazelles