Actualités

Jan
26
sam
Exposition « Trois chambres » – Oriol Vilanova @ Hôtel Rochegude
Jan 26 @ 13 h 00 min – Mar 31 @ 18 h 00 min

« Trois chambres » – Oriol Vilanova, 2018

Oriol Vilanova – Trois chambres
Exposition
Du 26 janvier au 31 mars 2019
Vernissage le 25 janvier à 18h30

28 rue Rochegude
Du mercredi au dimanche de 13h à 18h
Entrée libre

Rendez-vous avec… Oriol Vilanova
Médiathèque Pierre Amalric
30 av Général de Gaulle, Albi
Le mardi 22 janvier à 18h30

Commissariat : Antoine Marchand

La pratique d’Oriol Vilanova (né en 1980 à Manresa, Espagne ; vit et travaille à Bruxelles) prend diverses formes, à la croisée de la performance, de la documentation et de la publication, mais revêt toujours une dimension littéraire et romanesque, s’emparant de thèmes tels que l’immortalité, les relations entre temps, la mémoire, l’histoire ou héroïsme.

De ce jeune artiste catalan, on connaît principalement l’incroyable collection de cartes postales, constituée ces quinze dernières années et riche de milliers de spécimens d’origines et d’époques très disparates. Cette collection constitue le socle de sa pratique artistique qui explore, entre autres, les ressorts et les paradoxes de la culture de masse, et interroge le « devenir monument » de certains personnages, icônes et idées. Ainsi, Oriol Vilanova s’interroge sur la manière dont notre point de vue peut être orienté, dont certaines images ou œuvres parviennent à nous interpeller, et se révèle également particulièrement attentif au processus d’élaboration d’un cadre narratif, d’une mise en scène.

Pour son exposition au Centre d’art Le LAIT, intitulée Trois Chambres, Oriol Vilanova présentera une partie de sa collection dans les espaces de l’Hôtel Rochegude. Trois structures seront ainsi construites, inspirées des dioramas, ces grandes peintures soumises à des jeux d’éclairage. Chacun des environnements réunira un millier de cartes et fonctionnera comme une scène de théâtre, proposant une sorte de réminiscence de cette attraction populaire du 19e siècle.

Cette exposition spécialement pensée pour Albi met l’accent sur un savoir faire et une expertise locale puisqu’Albi est une ville très connue dans le petit monde des collectionneurs de cartes postales, du fait de la présence de la saga familiale Apa Poux, qui travaille dans l’édition et la distribution de ces cartes depuis plus d’un siècle. Oriol Vilanova possède bien entendu de nombreuses cartes éditées par cette entreprise.

En amont de l’exposition, une rencontre avec l’artiste est programmée le mardi 22 janvier à 18h30 à la Médiathèque Pierre Amalric.

En partenariat avec la Communauté d’agglomération de l’Albigeois et la Médiathèque Pierre Amalric. Avec le soutien de Accion Cultural Española (AC/E) dans le cadre du Programme d’internationalisation de la culture espagnole (PICE) – bourses de mobilité
http://www.accioncultural.es/

Mar
23
sam
Vernissage « Greenwashing » / Performance Culinaire @ La cuisine, centre d'art et de design
Mar 23 @ 11 h 00 min – 17 h 00 min
Vernissage "Greenwashing" / Performance Culinaire @ La cuisine, centre d'art et de design

11h : Conférence de Xavier Antin

12h : Vernissage / Performance culinaire des élèves de l’ ISCID – Institut Supérieur Couleur, Image, Design, encadrés par Lei Saito.

Événements en partenariat avec le Syndicat de Défense de l’ Vin AOC Coteaux du Quercy.

//// Gratuit / Tout public

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Dans la série des Passagères et dans le cadre de « Passage(s) », biennale design, arts & transmission, organisée par l’Iscid de Montauban, sur le thème du « vert ».

Samedi 23 mars, La cuisine propose de vous faire découvrir deux projets artistiques, mis en place dans le cadre de la biennale Passage(s), design, arts & transmission, organisée par l’Iscid de Montauban, sur le thème du « vert » :

>> Une exposition intitulée « Greenwashing » réalisée par Xavier Antin et les élèves de l’Iscid de Montauban (présentée du 23 mars au 13 avril 2019).
« Greenwashing », le terme qui titre l’exposition renvoie à la méthode de marketing qui consiste à communiquer en utilisant un argument écologique afin de « blanchir » ou de « verdir » l’image d’une entreprise. Il est ici revisité par Xavier Antin qui encadre, dans les murs du centre d’art, un workshop avec un groupe d’étudiants de l’Iscid de Montauban. Ce projet les invite à réinvestir pendant toute une semaine une technique ancienne et très codifiée, lié à la reliure : le papier marbré. Les motifs marbrés, imitant la pierre, sont obtenus par la flottation de couleurs à la surface de l’eau ou d’une solution visqueuse. Xavier Antin réalise avec les étudiants un certain nombre d’outils permettant de réactualiser le potentiel d’image créé par la technique de la marbrure.

>> Une performance culinaire des éléves de l’Iscid de Montauban encadrés par Lei Saïto
Ensemble ils proposent une performance qui fait suite à toute une semaine d’atelier à La cuisine.
En résonance avec le thème de cette édition, l’artiste proposera un jardin comestible et organique. Les verdures, les rochers et de la terre en matières et recettes différentes, en explorant des produits locaux et biologiques. Le public va être invité à savourer ce nouveau jardin délicieux.

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Partenaires médias de La cuisine :
CFM RADIO, Le Patrimoine histoire, culture et création d’Occitanie, Revue Point contemporain et Radio Association

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Renseignements :

La cuisine, centre d’art et de design
Esplanade du château
82800 Nègrepelisse
05 63 67 39 74
info@la-cuisine.fr
www.la-cuisine.fr

Avr
13
sam
Exposition « En dérive » – Șerban Savu @ Centre d'art Le Lait
Avr 13 @ 14 h 00 min – Juin 23 @ 19 h 00 min

Șerban Savu – En dérive
Du 13 avril au 23 juin 2019. Vernissage le 12 avril à 18h30

Şerban Savu (né en 1978 à Sighisoara (Roumanie) ; vit et tra­vaille à Cluj-Napoca (Roumanie)) appar­tient à un groupe d’artis­tes rou­mains ins­tallé à Cluj-Napoca, une ville uni­ver­si­taire de Transylvanie non loin de la Hongrie, aujourd’hui consi­dé­rée comme la capi­tale artis­ti­que rou­maine. Sous l’impul­sion de cette bande d’amis s’est en effet déve­lop­pée là-bas une scène extrê­me­ment dense, qui compte dans ses rangs des figu­res aujourd’hui inter­na­tio­na­le­ment reconnues, telles qu’Adrian Ghenie, Victor Man ou Ciprian Muresan.

Les pein­tu­res figu­ra­ti­ves de Şerban Savu repré­sen­tent la plu­part du temps de vastes pay­sa­ges post-indus­triels, dans les­quels les pro­ta­go­nis­tes se pro­mè­nent, nagent et se livrent à des acti­vi­tés quo­ti­dien­nes. Elles dépei­gnent majo­ri­tai­re­ment des per­son­nes soli­tai­res, cap­tu­rées à mi-dis­tance, iso­lées et concen­trées sur une action spé­ci­fi­que. Quant aux scènes d’inté­rieur, elles dévoi­lent des per­son­na­ges igno­rant notre regard, absor­bés dans leurs tâches. Il en résulte une série d’ins­tan­ta­nés poi­gnants, qui révè­lent sub­ti­le­ment la psyché des rou­mains « ordi­nai­res », alors que le pays connaît de fré­quents bou­le­ver­se­ments poli­ti­ques et économiques.

Şerban Savu offre un regard cri­ti­que de ces pay­sa­ges. En effet, le déca­lage entre le trai­te­ment pic­tu­ral, qui magni­fie l’ensem­ble – notam­ment par un tra­vail très précis sur la lumière –, et la vanité des scènes repré­sen­tées donne à ces pein­tu­res un ton désa­busé. Ses œuvres évoquent à la fois les toiles des Impressionnistes de la fin du 19e siècle, mais font également écho aux œuvres de Jean-François Millet, Pieter Bruegel ou Edward Hopper, dans cette faculté à cap­tu­rer un moment sin­gu­lier, à sus­pen­dre le temps pour un court ins­tant.
Ces pein­tu­res témoi­gnent également d’une époque aujourd’hui révo­lue, et évoque les rêves de l’utopie com­mu­niste : ces pay­sa­ges urbains, qui sem­blaient ouvrir la voie à un avenir radieux, sont en quel­ques années deve­nus des reli­ques. Ce sont ces deux pério­des de l’his­toire qui se mêlent et se confron­tent dans les com­po­si­tions de Şerban Savu, des emblè­mes de pro­mes­ses pas­sées et des scènes de la réa­lité actuelle.

L’expo­si­tion au LAIT, inti­tu­lée « En dérive », ras­sem­ble des œuvres pro­dui­tes par Şerban Savu durant les douze der­niè­res années, dont cer­tai­nes font écho au contexte local, et notam­ment au tra­vail d’Henri de Toulouse-Lautrec.

En amont de son expo­si­tion à Albi, Şerban Savu est invité par le Centre Pompidou à y expo­ser son tra­vail. Ce projet, mené avec son com­pa­triote Ciprian Muresan, s’arti­cule autour de Constantin Brancusi, figure tuté­laire de la scène artis­ti­que rou­maine.

Centre d’art Le Lait
28 rue Rochegude
Du mer­credi au diman­che de 14h à 19h
Fermé les jours fériés

Entrée libre et acces­si­ble à tous

À l’occa­sion de l’expo­si­tion de Şerban Savu au centre d’art contem­po­rain Le Lait sera également publié un livre, à la fron­tière entre cata­lo­gue rétros­pec­tif et livre d’artiste. Richement illus­trée et ponc­tuée de divers textes et entre­tiens, cette publi­ca­tion aborde sous un angle nou­veau le tra­vail de Şerban Savu, en offrant une mise en pers­pec­tive de son œuvre pic­tu­rale avec dif­fé­rents textes du poète amé­ri­cain Philip Levine, qui porte dans ses poèmes un regard unique sur le monde ouvrier amé­ri­cain.
Une co-édition entre IDEA Design + Print, Cluj, la gale­rie Plan B Cluj/Berlin et le centre d’art contem­po­rain Le Lait, Albi