Quand :
10 février 2016 – 19 mars 2016 Jour entier
2016-02-10T00:00:00+01:00
2016-03-20T00:00:00+01:00
Où :
Maison Salvan
1
Rue de l’Ancien Château
31670 Labège

Vernissage le mercredi 10 février à partir de 19 h.
Exposition du jeudi  11 février au samedi 26 mars 2016.

Tout procède de l’attention que porte Linda Sanchez aux formes préexistantes et aux phénomènes naturels. Les œuvres de l’artiste peuvent effectivement se voir comme le prolongement ou le déplacement poétique de motifs qui la précèdent. À la suite de sa résidence à la Maison Salvan, chaque espace du lieu accueille une scène dans laquelle se développe une expérience, un « travestissement » de la matière ou encore une manipulation des apparences.

L’exposition se présente comme un grand répertoire de formes, de matières, de gestes. L’attention à l’environnement architectural innerve cependant toutes les propositions et l’ensemble conserve une grande cohérence. Le spectateur peut, de façon jubilatoire, tout autant rechercher les connexions existantes entre chaque scène du cabaret que, de façon plus isolée, « s’enfoncer » dans la mécanique vertigineuse du flux qui dirige chacune des pièces.

Si l’exposition présente des œuvres déjà vues (le film 11752 mètres et des poussières…) ou expérimentées ailleurs (La détente II), cette exposition a été appréhendée par Linda Sanchez à l’aune de la tentative. Un projet de bestiaire, inspiré par des sculptures du musée archéologique de Séville, ainsi qu’une autre proposition (La chambre) à fois discrète et imposante, située « dans la pièce du fond », sont, par exemple, beaucoup plus inattendus.

Une voie nouvelle dans le cheminement de l’artiste se découvre peut-être. Elle serait moins liée au fait de conduire une expérience, sous les yeux même du public, pour amener l’œuvre à un point d’équilibre précis dans son développement. Elle induirait la production d’œuvres « fixes » — mutiques quant à leurs modalités de réalisation, de fonctionnement — dont la richesse se situe dans la réception polysémique pour le regardeur. Et si c’était maintenant à lui d’opérer le déplacement des œuvres de Linda Sanchez ?0A0_0042