Les expositions

Juin
16
sam
« The Lament of the Accolade Tree » / Shipsides & Beggs projects @ La cuisine, centre d'art et de design
Juin 16 @ 14 h 00 min – Sep 30 @ 18 h 00 min

copyright : Shipsides and Beggs Projects

 

Accroché à une corde d’escalade ou de guitare, ce duo d’insatiables baroudeurs surprend autant par un mélange des genres mordant que par la poésie qu’il émane. Shipsides & Beggs Projects réunit ainsi deux artistes protéiformes (Dan Shipsides et Neal Beggs) qui basent leurs pratiques sur un questionnement du statut de l’artiste et de l’œuvre d’art. Refusant la sacralisation qui peut parfois en être faite, ils jouent avec les codes de la culture populaire. Leur recherche artistique, basée sur l’expérience et le vécu, renoue avec la notion de temps, de transformation d’objet et de fait main.

Véritables aventuriers de l’art contemporain, ils ne cessent d’arpenter les espaces. Utilisant aussi bien la vidéo, la musique, le dessin que le volume, le duo tisse de nouveaux paysages.

Dans la juste lignée des projets qu’ils réalisent ensemble depuis 2003 et de leurs Still Not Out Of The Woods (MAC de Belfast, 2012 ; Orangerie, Espace d’art Contemporain Bastogne en Belgique, 2015), ils proposeront à La cuisine une nouvelle expérimentation, entre exposition et exploration.

Neal Beggs
Né en 1959 à Larne (Irlande du Nord), vit et travaille en France et au Royaume Uni.

Dan Shipsides
Né en 1972 Lancashire (Angleterre), vit et travaille à Belfast.
Artiste associé à Orchid Studios, un centre d’art basé à Belfast très impliqué dans la vie sociale de cette ville, il travaille également comme conférencier et chercheur à l’École d’art et de design de l’Université de l’Ulster à Belfast.

Les deux artistes collaborent depuis 2003 sous le nom de Shipsides and Beggs Projects. Leur collaboration s’est construite autour de leur passion commune pour l’alpinisme et l’escalade. À travers cette pratique, ils explorent les notions de vie, de culture et de société.

 

Exposition ouverte du mardi au dimanche, de 14h à 17h
Entrée libre

Sep
20
jeu
VERNISSAGE / Exposition dans le cadre du festival Le Printemps de Septembre @ Chapelle Saint-Jacques
Sep 20 @ 19 h 00 min
Sep
28
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Regarder l’agreste paysage « des artistes chez l’habitant » @ Teyssode
Sep 28 @ 18 h 30 min – Sep 30 @ 19 h 00 min

19ème édition du festival des artistes chez l’habitant

Titre : REGARDER L’AGRESTE PAYSAGE
Lieu : Teyssode
Période : 28-29-30 septembre 2018

Commissariat général : Patrick Tarres, directeur de L’AFIAC
Commissaires invités : Valentin Rodriguez, conservateur du patrimoine, directeur des collections, Les Abattoirs-FRAC Occitanie Claus Sauer, directeur de Caza d’Oro, Centre International d’Art Contemporain

LES ARTISTES
Emmanuelle BENTZ | Paul DUNCOMBE| Anne-Marie JEANNOU | Lucie LAFLORENTIE| Pierre MACHE | Laura HUERTAS MILLÁN | Darla MURPHY | Marie-Luce NADAL | Lei SAITO | Nicolas TUBÉRY

REGARDER L’AGRESTE PAYSAGE

C’est au XVIIe siècle ou plus exactement à la charnière entre le XVIe et le XVIIe que le paysage est devenu un art pictural à part entière, notamment comme support de narration dans les fresques réalisées dans les palais italiens. Quelques décennies plus tard, Nicolas Poussin et Le Lorrain traiteront ce sujet comme personnage central de leurs oeuvres. Suivirent le Weltlandschaft, ou paysage du monde, le paysage hollandais et l’esthétique de l’espace vacant, le paysage classique ou idéal, le paysage romantique, le paysage impressionniste puis le « dé-paysage » du XXe siècle. Loin de la nature magnifiée par les grands maîtres de l’histoire de l’art, les dix artistes en résidence de création chez des habitants de Teyssode sont invités à opérer un focus sur le vivant dans une ruralité en perpétuelle mutation par une approche critique et (ou) sensible du sujet. La commune d’accueil de cette dix-neuvième édition des artistes chez l’habitant est choisie comme terrain d’expérimentation artistique du réel au présent. Des oeuvres vont y naître, s’y exposer et se mesurer à une nature enveloppante, source sensorielle sans cesse renouvelée et observatoire du devenir de notre planète, en lien direct avec celles et ceux qui l’habitent. Le mot agreste, peu usité, signifie : qui est d’une simplicité rustique. Que reste-t-il de simple et de rustique dans notre environnement façonné par l’agriculture conventionnelle, l’installation des néo-ruraux et le développement des infrastructures nécessaires à ces évolutions ? Au-delà des considérations éthiques et responsables, c’est la proximité de l’artiste et du sujet traité qui singularisent ce projet. De fait, le public aura l’occasion assez rare d’observer le modèle, fût-il agreste. Vous êtes invités à découvrir les dix œuvres produites dans ce contexte autour de la thématique proposée, en présence des artistes et de leurs hôtes au domicile de ces derniers.