Puisque notre activité humaine a des répercussions sur notre environnement, à l’ère de l’Anthropocène, comment créer autrement ? Comment renouveler les formes, se  réapproprier la technique, s’extraire du progrès, collaborer avec le vivant humain et non humain ?
Car il est bien question ici de rendre visible les liens invisibles qui nous unissent au vivant, qui font de nous des vivants. Il nous faudrait « habiter le trouble » selon Donna Haraway, comme une invitation à penser, à ouvrir de nouvelles possibilités de cohabitation et de continuation dans des temps de bouleversements écologiques et de violences natureculturelles sans précédent.
Nous avons besoin d’îlots qui collent au temps pour mettre à l’épreuve les différentes façons d’être terrestres. Il existe une multitude d’interactions écologiques : de la symbiose au parasitisme, du mutualisme au commensalisme, du neutralisme à la prédation… alors pour cette résidence au centre d’art, pourquoi ne pas prendre le temps d’étudier ces liens du vivant ?
Comme le dit Vinciane Despret, il est crucial d’apprendre de nouvelles manières plus
attentives de nous rapporter aux êtres (virus, bactéries, animaux non#humain, végétaux) car nous ne pouvons déclarer la guerre au vivant. Les liens qui nous unissent façonnent la complexité de notre environnement. L’invasif et l’intrusif, le vivant et l’inerte, la nature et la culture sont des axes à explorer.

 

Adresse

La cuisine – Centre d’art et de design
Esplanade du château 82800
Nègrepelisse France
infos@la-cuisine.fr
Entrée libre et gratuite
Du mardi du dimanche de 14h à 18h